Poésie 2019-2020

Pour s'entraîner à la diction :

Jeux de dictionJeux de diction

Poésie n°1 :

        Faire du feu

 

Prendre deux silex

Ce n’est pas le bon réflexe

Prendre un champignon

On commence à être bon

On tape sur une pyrite

Ca fait l’effet d’une dynamite

Voilà une belle étincelle

Ajouter des brindilles pêle-mêle

On obtient un grand feu

Qui fera des envieux !

 

                          Aurélie Pottoello

Poésie n°2 :

Les moustiques

 

Les moustiques,

Piquent, piquent

Les gens qui

Piquent-niquent.

 

Ils attaquent

En oblique

Les hamacs

Elastiques

 

Et bivouaquent,

Sans panique,

Dans les sacs

En plastiques.

 

Les moustiques

Font la nique

Aux gens qui

Piquent-niquent.

 

Et qu’ils piquent

Et repiquent

En musique

C’est comique !

 

                                               Pierre Coran

Poésie n°3 :

                 L’homme de Lascaux

 

Dans la grotte de Lascaux,

Courent des centaines d'animaux.

Des bisons, des rennes, des chevaux,

Des cerfs, des vaches et des taureaux...

 

Mais les artistes géniaux

Qui ont peint ces animaux,

N'ont laissé, sur les parois de Lascaux,

Qu'un seul homme et qu'un seul oiseau.

Une scène pathétique

De chasse au paléolithique :

Un homme de Cro-Magnon

Renversé par un bison.

 

Mais ce qui est étonnant,

Pour ne pas dire renversant,

C'est que le seul homme de Lascaux

Ait une tête d'oiseau.

 

                      Auteur inconnu

Poésie n°4 :

                Les Cro-Magnon

 

L'un derrière l'autre nous marchons.

A la recherche des bisons,

Nous lancerons les pierres qui tuent

Pour nourrir toute la tribu.

 

On nous appelle préhistorique,

Mais nous inventons la musique,

Et dans nos grottes vénérées,

Naissent les premiers artistes et l'humanité.

 

Dans cent, dans mille, dans dix mille ans,

Dans le regard d'un enfant savant,

Nos animaux reprendront vie.

 

Et de nouveaux dans nos esprits,

Mammouths et bisons danseront,

Grâce aux hommes de Cro-Magnon.

 

                                      Christian Lamblin

Poésie n°5 :

               Homme de la préhistoire

 

Avec tes dessins d’un autre âge

Vestiges de ton passage

Tu as nourri notre imagination

Depuis tant de générations.

 

Quel espoir quand tu as fait le feu

Combien tu as dû être heureux !

Puis tu as élevé des animaux

Tu as dressé des chevaux

 

Tu as travaillé la terre

Et découvert le fer,

Tu as gravé la pierre

Et nous as laissé tes prières.

 

Auteur inconnu

Poésie n°6 :

       Les petits flocons

 

Cette nuit

Sans bruit

Les petits flocons

Se sont enfuis

Comme des oisillons

Hors de leur nid ...

 

Cette nuit

Sans bruit

Les petits flocons

Ont butiné

Comme des papillons

Dans le verger.

 

Cette nuit

Sans bruit

Les petits flocons

Se sont ouverts

Comme de fins bourgeons,

Fleurs de l’hiver.

 

                 Albert Atzenwiler

Poésie n°7 (quinze jours) :

Les Gaulois

 

Rendus célèbres par Goscinny et Uderzo

Qui racontent les aventures de deux héros,

L’un petit et mince, et l’autre un peu plus gros

Ce sont les Gaulois, ce sont les Gaulois.

 

Arrivés en Gaule vers moins huit cents,

Celtes et Grecs ont cohabité pacifiquement.

Leurs voisins ont alors dit d’eux, naturellement,

Ce sont des Gaulois, ce sont des Gaulois.

 

Excellents agriculteurs et forgerons,

Amateurs de cervoise, est alors apparue une question.

Inventer le tonneau fut la solution.

Ce sont les Gaulois, ce sont les Gaulois !

 

Et si un jour dans la rue vous croisez

Un homme portant moustache, tunique et braie,

Alors vous aussi vous pourrez clamer

C’est un Gaulois, c’est un Gaulois !

 

Romain Bernaud

Poésie n°8 (quinze jours) :

Le sapin de noël (ou le petit sapin sous la neige)

Le petit sapin sous la neige
Rêvait aux beaux étés fleuris.
Bel été quand te reverrai-je ?
Soupirait-il sous le ciel gris.

Dis-moi quand reviendra l’été !
Demandait-il au vent qui vente
Mais le vent sans jamais parler
S’enfuyait avec la tourmente.

Vint à passer sur le chemin
Un gaillard à grandes moustaches
Hop là ! en deux coups de sa hache,
A coupé le petit sapin.

Il ne reverra plus l’été,
Le petit sapin des montagnes,
Il ne verra plus la gentiane,
L’anémone et le foin coupé.

Mais on l’a paré de bougies,
Saupoudré de neiges d’argent.
Des clochettes de féerie
Pendent à ses beaux rameaux blancs.

Le petit sapin de noël
Ne regrette plus sa clairière
Car il rêve qu’il est au ciel
Tout vêtu d’or et de lumière.

Pernette Chaponnière

Poésie n°9 :

Le premier jour de l'an

Les sept jours frappent à la porte.
Chacun d'eux vous dit : lève-toi !
Soufflant le chaud, soufflant le froid,
Soufflant des temps de toute sorte
Quatre saisons et leur escorte
Se partagent les douze mois.
Au bout de l'an, le vieux portier
Ouvre toute grande la porte
Et d'une voix beaucoup plus forte
Crie à tout vent : premier janvier !

Pierre Menanteau

Poésie n°10 les trous ont été inventés par les enfants :

Les mots qui sifflent en verlan

 

Les oiseaux qui sifflent en verlan             

Volent à l’envers !

 

On les prend pour des OUFS !

Mais il vaut mieux siffler en verlan

Et voler à l’envers

Qu’être triste à l’endroit.

 

Dans trois cent ans,

Les gens qui parleront en verlan

Ne diront pas Kanlipé

Mais Pélican.

 

Ils ne diront pas Kéropé

Mais perroquet.

 

Ils ne diront pas ……………………

Mais ……………………………….

 

Ils ne diront pas ……………………..

Mais ……………………………..

 

Ils ne diront pas ……………………

Mais ……………………………….

 

Comme avant.

Poésie n°11 :

La nouvelle année

 

Le soleil d’hiver se lève lentement

Sur le dernier jour de l’année.

Mais les heures s’égrènent rapidement

Et chacun prépare une belle soirée.

 

Mets d’exception, champagne, cotillons

Tout doit être parfait, inoubliable

Ce soir, c’est la fête à la maison !

On oubliera d’être raisonnable,

 

Pour souhaiter à ceux qu’on aime

Une belle année, une bonne santé

En écrivant de gentils poèmes

Remplis d’amour et de gaieté !

 

Vive le premier janvier !

Vive la nouvelle année !

 

Karine Persillet

Poésie n°12 :